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dimanche, 05 février 2006

L'UDF indépendante ! Une chance pour la France !

Cela fait plus de trente ans que règne l’alternance gauche-droite. Cette bipolarisation du paysage politique français n’a pas été stérile. Elle a plongé la France dans un profond désarroi.

Les affrontements dogmatiques gauche-droite ont généré le développement de la fracture sociale, le creusement des inégalités, la hausse du chômage et de la précarité.  Tous ces maux se conjuguent aujourd’hui sur fond de crise du logement (plus de 100.000 personnes sans logement, 3.000.000 de mal logés), de montée des extrémismes, de crise des banlieues. Sans s’attaquer aux causes de ces maux le gouvernement actuel se dirige vers une répression sans fin. C’est alors vers une société de peur et d’angoisse qu’on nous entraine.

Au moment même où notre jeunesse a besoin de repères stables, le gouvernement démantèle l’Education Nationale  et exhibe l’apprentissage à 14 ans comme une voie miracle (voir mon argumentaire à ce sujet). En ce qui concerne le marché du travail, on laisse penser que l’on réduira le chômage en multipliant les nouveaux types de contrats précaires, contrats pléthoriques dont on sait que la gauche n’attend qu’une chose, les amender. L’absence de concertation conduit à une véritable instabilité du droit du travail dommageable à l’emploi.

Economiquement, nous sommes les héritiers de l’alternance des politiques fiscales menées par les gouvernements de gauche puis de droite respectivement de 1997 à 2002 et de 2002 à 2005.

Durant la première période, la conjoncture était favorable à la baisse de la fiscalité (croissance annuelle moyenne de l’ordre de 3%, baisse du chômage...). Cette politique aurait encouragé la consommation des ménages français, les entreprises auraient produit davantage et embauché. Cette croissance économique aurait dégagé de nouvelles recettes fiscales pour l’Etat, recettes dont nous aurions tant eu besoin pour mener une politique contracyclique dès 2002. Le gouvernement socialiste prisonnier de ses dogmes n’a pas autorisé cette baisse fiscale et a ainsi privé notre économie d’une relance budgétaire  en 2002.

A partir de 2002, l’économie française entre dans une période de ralentissement économique. Elle est touchée comme l’Allemagne, par le retournement de la conjoncture américaine (hausse du prix du pétrole, profits warnings des start-up, crise boursière, arrêt de la consommation des ménages…). Les commandes de produits français stagnent, nos entreprises réduisent leurs stocks, leur production et licencient. L’indice de confiance des ménages français atteindra ses plus bas niveaux.

Le gouvernement français arrivé au pouvoir en 2002 présente un programme de réduction fiscale (baisse des impôts sur le revenu de 30 % sur cinq ans). Cette politique conforme à la pensée de droite n’est pas adaptée à la conjoncture qui vient de changer. Les ménages français (ceux qui bénéficieront de cette baisse !) peu confiant en l’avenir, utiliseront cette baisse d’impôt pour augmenter leur épargne de précaution. Avec 17 % la propension à épargner des ménages français atteint des records. La consommation ne s’élève pas malgré la baisse fiscale, les entreprises n’obtiennent pas de débouchés supplémentaires et continuent à souffrir du ralentissement économique mondial. Pire, cette politique prive l’Etat de nombreux moyens financiers et laisse augurer de nouvelles coupes sombres dans ses dépenses  (Education nationale, hôpitaux…). C’est alors une politique d’austérité que nous vivons (déguisée par la décentralisation). Au moment même où nos entreprises manquent de demande notre gouvernement interdit toute relance et obère encore davantage notre avenir.

Au moment où notre dette publique atteint ses niveaux historiques (1100 milliards d’euros selon l’INSEE) il est plus que temps de donner à notre pays une gouvernance économique pragmatique.

Au moment où la mondialisation rend les économies de plus en  plus interdépendantes. Il est urgent de donner à notre pays une gouvernance capable de mener, loin de tout dogme, des politiques adaptées aux changements de conjoncture

medium__cid_000e01c61ddc_e934f390_0200a8c0_penelope.3.jpgFrançois BAYROU et les militants de l’UDF ont donné à leur parti cette indépendance qui seule, permettra aux français de changer le destin de notre pays. Seul un parti centriste, réuni autour de l’UDF, peut conjuguer sans retenue les valeurs de générosité, de partage, de mérite, de justice et d’ordre qui fondent l’identité profonde de la France.

Le congrès historique de Lyon des 28 et 29 Janvier 2006 vient de donner aux hommes et aux femmes qui ne se reconnaissent pas dans une Droite ou une Gauche plus préoccupées par des querelles internes que par l’état de la France, l’opportunité de changer leur destin en rejoignant l’UDF.

20:55 Écrit par Alain DUCHESNE | Lien permanent | Commentaires (36)